L’obésité comme précurseur, comme agent pathogène du diabète. Vrai ou faux ?

By janvier 24, 2020Général, Santé
Diabetes

Dans ce cas, le titre ne couvre pas la connotation car la relation entre l’obésité et le diabète de type 2 est plus complexe qu’on ne le pense. Cependant, le risque de diabète de type 2 augmente chez les personnes obèses. Un lien clair : quinze pour cent des personnes ayant un IMC supérieur à 27 développent un diabète de type 2. Et 85 % des patients atteints de diabète de type 2 ont un IMC supérieur à 27. Comment expliquer cela ?

Est-ce qu’ il y a un rapport avec l’insuline ?

Le diabète de type 2 est une forme de diabète dans laquelle le pancréas fonctionne moins bien et l’organisme ne réagit plus correctement à l’insuline, l’hormone qui régule la glycémie. L’insuline dans l’organisme n’est en quelque sorte plus détectée, ce qui la rend incapable de faire son travail. Par conséquent, il reste trop de sucre dans le sang du patient. Au début, le corps produit un surplus d’insuline, mais après un certain temps, la production s’arrête.

Les personnes obèses ont une sensibilité réduite à leur propre insuline. Cela s’accompagne d’une augmentation des acides gras autour des cellules musculaires et du foie, ce qui perturbe encore plus le traitement du glucose. Cette perturbation du processus entraîne une absorption réduite du glucose et un mauvais traitement des graisses par le foie.

Un problème qui s’aggrave 

Des mots comme épidémie devraient bien sûr être utilisés à bon escient, mais les chiffres sur l’obésité et le diabète de type 2 sont carrément alarmants. Aujourd’hui, la moitié des Belges adultes sont en surpoids et d’ici 2030, plus de la moitié des femmes seront en surpoids. Parmi les jeunes de 10 à 20 ans en Communauté française, 17,4 % présentent déjà une surcharge pondérale, dont 6,1 % sont déjà en obésité, d’après une étude HBSC réalisée par l’Ecole de santé publique de l’ULB.

La tendance empire alors que le nombre de jeunes de 10 à 20 en surcharge pondérale est passé de 11,9 à 16,9 % de 1994 à 2014, s’inscrivant dans la tendance de la « pandémie d’obésité » globale. Il ressort de l’étude que les enfants du primaire sont davantage préservés (de 11,4 % à 12,8 % dans le même délai).

Cette épidémie d’obésité est suivie par une épidémie de diabète de type 2, pour laquelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met également en garde. Les maladies cardiovasculaires sont aussi inextricablement liées à l’épidémie d’obésité. Au lieu de s’attaquer à ces deux problèmes de suivi, l’OMS encourage la lutte contre la cause première : l’obésité.

Prévention, prévention, prévention

Ce n’est pas un mot à la mode creux, la prévention. Il apportera beaucoup à la société si nous pouvons sensibiliser nos jeunes dans la bonne direction. Outre les facteurs génétiques, la devise est claire : nous devons tous faire plus d’exercice et manger mieux. Investir dans un bon encadrement professionnel est pour certaines personnes la façon de démarrer réellement.

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